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Début du projet : |
Avril
2007 |
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Date de fin (estimée) : |
Octobre
2017 |
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Personne-ressource : |
Sébastien
Lord |
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Pourcentage d’avancement des travaux : |
5
% |
Ø
Mesurer et
quantifier les impacts de la réintroduction du bar rayé dans le fleuve
Saint-Laurent sur la population de doré, déjà présente. Les mesures prises
devraient permettre d’identifier les facteurs suivants :
§
Évolution géographique
de la population de bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent ;
§
L’impact
sur la densité de la population de doré et leurs caractéristiques physiques
(poids et grosseurs) ;
§
L’impact de
la compétition entre les espèces, lors des périodes où leur nourriture
commune est absente de leur milieu.
Ø
Prédire le déplacement
des populations de bar rayé dans le fleuve selon différents facteurs afin de
pouvoir cibler rapidement (l’impact sur les population de doré. )
Le bar rayé
a déjà été présent en abondance dans le fleuve Saint-Laurent jusqu’à
la fin des années 60. Il s’agit d’un poisson à chaire blanche, avec un
très faibles nombres d’arrêtes, le rendait, à l’époque, très prisé
commercialement. C’est l’un des trois facteurs qui serait responsable de
la disparition du bar rayé du fleuve Saint-Laurent. Les autres facteurs
identifiés par les biologistes sont un changement dans la température de
l’eau, les opérations de dragage du fleuve pour la construction de la voie
navigable et une défaillance sur les normes de pollutions des eaux. Le bar
rayé a été officiellement placé dans la catégorie des espèces disparues
par le Ministère des Ressources Naturelles et Faune du Québec (MRNFQ) en
1996. Cependant, ce poisson continue de peupler les estuaires de certains
fleuves de la côte est américaine et au Nouveau-Brunswick (surtout dans
l’estuaire de la rivière Miramichi). Depuis 2002, le MRNFQ a élaboré un
programme d’ensemencement du bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent pour
tenter de ramener l’espèce dans le fleuve. Depuis ce temps, l’ensemble
des études menées soit par le MRNFQ, Pêches et Océan Canada ou la Fédération
Québécoise de la faune ont porté uniquement sur le bar rayé en tant que
tel (ses conditions de survie, l’environnement dans lequel il évolue, son
implantation dans le fleuve, l’accroissement de sa population) et non sur
les interactions qu’il aura avec les autres espèces de son milieu.
Ayant développé
une entreprise qui axe son activité économique sur la pêche du doré,
Excursion Chasse Pêche inc., n’ayant aucune donné publique sur les
interactions entre le bar rayé et le reste de la faune aquatique du fleuve
Saint-Laurent et étant donné les restrictions sévères sur la pêche du bar
rayé (tout poisson pêché par erreur doit être remis à l’eau immédiatement)
qui ne seront pas levés dans un avenir prévisible, l’entreprise recherche
donc à comprendre l’interaction du bar rayé avec le doré dans le but de
pouvoir prévoir ses déplacements et ainsi, continuer l’exploitation de
l’entreprise par la pêche du doré.
Les
informations suivantes sont connues par l’entreprise, suivant son expérience
et les données connues sur le bar rayé :
§
Le bar rayé
évolue habituellement dans des estuaires de rivières dans de l’eau saumâtre.
Géographiquement, ces conditions se retrouvent entre Saint-Jean-Port-Joli et
la pointe nord de l’Île d’Orléans. Il peut cependant s’adapter et évoluer
dans de l’eau douce (entre Québec et Montréal). Le doré, quant à lui,
est présent dans le fleuve jusqu’à la hauteur de la ville de Montmagny. La
région du fleuve autour de l’Isle-aux-Grues, l’Île d’Orléans, l’Île
Madame et l’Île au Ruau sera le premier endroit où le choc des espèces se
produira.
§
Le bar rayé
et le doré sont deux poissons carnivores qui se nourrissent des mêmes espèces
dans les mêmes périodes, c’est-à-dire qu’ils se nourriront des montées
d’éperlan en automne, de l’alose au printemps et de caplans à la fin de
l’été (août-septembre). Les deux espèces ont également le même
environnement de fraye, soit dans l’estuaire de rivière.
§
Depuis 2004,
l’ensemencement de bar rayé est, pour l’instant, plutôt marginale et est
fait principalement à partir d’alevin. La production artificielle des bars
rayé devrait atteindre 50 000 par année à partir de 2008. C’est à
partir de ce moment que commencera l’ensemencement de bar rayé adulte.
§
Le bar rayé
est plus gros que le doré. Le bar rayé peut atteindre un poids maximal
variant de 35 à 55 livres tandis que le doré n’atteint un poids maximal de
12 à 16 livres.
§
Le bar rayé
est un poisson très territorial. Si sa population devient trop importante au
même endroit, certains individus se déplaceront dans d’autres estuaires
pour créer de nouvelles population.
Les hypothèses
de recherches initiales, identifiées en début de projet étaient les
suivantes :
§
Au niveau de
l’alimentation, étant donné que les deux espèces mangent les mêmes
sortes de poissons, quel sera l’impact de cette compétition sur la
croissance du doré, sachant que le bar rayé peut atteindre un poids de 2 à
3 fois supérieur au doré ? Étant donné qu’il s’agit de deux poissons
carnivores et que le doré est plus petit que le bar rayé, est-ce que le bar
rayé pourrait aller jusqu’à se nourrir de doré en période estivale, où
les petits poisson de fonds(éperlan, caplan, poulamon) ne sont plus ou moins
présents. Cet élément devrait se répercuter sur la grosseur de la
population de doré. Si la compétition avec le doré s’intensifie, en plus
de diminuer en nombre, seul les plus gros spécimen de doré devrait survire.
§
Est-ce que le
bar rayé demeurera dans les eaux saumâtres de la région de
Saint-Jean-Port-Joli / Île d’Orléans ou s’il effectuera rapidement une
migration vers les estuaires d’eau douce plus haut dans le fleuve dans le
corridor du fleuve Québec / Bécancour ? À partir de quelle concentration de
poisson dans une région que le bar rayé sera tenter de se déplacer en amont
dans le fleuve ?
§
Quels seront
les impacts généraux de l’arrivée massive du bar rayé sur la population
de doré, déjà présente dans le fleuve. Quels seront leurs moyens de défense
pour combattre la présence de cette nouvelle espèce dans son environnement ?
Les
recherches qui sont effectuées visent à atteindre les avancements suivants :
§
Caractérisation
et quantification des relations qui existent entre le bar rayé et le doré
dans le fleuve Saint-Laurent. L’impact sur la disponibilité de la
nourriture, l’évolution de la croissance de chacune des espèces et l’évolution
de la territorialité de chacune des espèces. Les données recueillies au fil
des saisons permettront de réorienter les hypothèses et de découvrir de
nouveau éléments, toujours en relation avec la population de doré.
Les résultats obtenus à la fin de la saison 2007 se présentent
comme suit :
§
Sur les 106
sorties effectuées durant l’été, 3 bars rayés de plus de 24 pouces ont
été pêchés, respectivement à l’entrée de la rivière Chaudière (2
juin), à la hauteur de Beaumont (12 août) et près de l’Île Madame (30
octobre). L’échantillon est trop faible pour le moment, mais déjà la présence
d’un aussi gros spécimen à l’embouchure de la rivière Chaudière est
possiblement un indicateur que le bar rayé ensemencé depuis 2002 débute sa
sortie à l’extérieur des eaux saumâtres, théoriquement son milieu de prédilection.
§
La population
de doré pêchée quant a elle se caractérise comme suit (Note : étant
donné le grand nombre de spécimen, une moyenne seulement a été élaboré
lors de chacune des sorties). Les 106 sorties ont permis de pêcher environ 5 000
dorés, soit 47 poissons en moyenne. Il s’agit des poissons gardés hors de
l’eau. Ils avaient un poids variant de 1½ à 7 livres et une longueur de 16
à 26 pouces. À quelques occasions, de plus gros spécimens ont été remis
à l’eau afin de conserver un reproducteur intéressant pour l’espèce
dans le milieu environs 20 doré de grande taille ont été remis à l’eau.
Élaboration du projet de recherche (avril 2007)
Le projet
a été initié par les prévisions du MRNFQ d’effectuer prochainement un
ensemencement massif de bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent, espèce
officiellement sur la liste des espèces disparues depuis 1996, mais
officieusement disparus de la pêche commerciale et sportive depuis le début
des années 70. Ce poisson est reconnu en partie pour son agressivité
territoriale et pour se développer dans les mêmes environnements que le doré,
produit principal d’Excursion Chasse Pêche inc. Les recherches qui ont été
effectuées par les différents organismes gouvernementaux portent uniquement
sur le bar rayé et ses conditions de développement. Il n’y a aucun élément
relatif à son interaction avec le reste de la faune aquatique, qui a pris sa
place depuis sa disparition.
Le projet
a donc été initié au printemps 2007 par Excursion Chasse Pêche inc. afin
de quantifier et qualifier la relation qui se développera entre les deux espèces
et l’impact que le bar rayé aura sur le doré.

Une fiche d’identification a été élaborée afin de prendre
diverses mesures sur les bar rayé qui seront pêchés lors de la saison. Pour
la saison 2007, la prise de donnée ne sera malheureusement pas complète. La
saison servira tout de même à collecter des données sur la population de
doré et à qualifier sommairement les éventuelles prises de bar rayé
(longueur et endroit). La fiche sera remplie pour compiler les moyennes des
dorés capturés lors des différentes sorties.

Pour le moment, aucun effort particulier ne sera déployé pour pêcher
le bar rayé, les techniques de pêche étant différentes pour cette espèce,
surtout en ce qui concerne le type de leurre à utiliser.
Une
entente informelle est prise avec le MRNFQ pour que les données recueillies
par Excursion Chasse Pêche inc. sur le bar rayé leur soient transmises pour
que les biologistes puissent analyser le développement et l’adaptation de
l’espèce dans le fleuve.
Déroulement des opérations de recherche (mai à
octobre 2007)

Les opérations de recherches se déroulent en même temps que les
sorties de pêchent qui sont vendues par l’entreprise pour de la pêche
sportive. Étant donné l’interdiction formelle de pêche du bar rayé, sous
peine d’amande, les efforts ne sont pas menés spécifiquement pour pêcher
le bar rayé. Ce poisson n’étant, théoriquement, pas attirés par les mêmes
leurres que le doré. Malgré tout, au cours des 106 sorties réalisées du 1er
mai au 31 octobre, 3 bar rayé ont été pêchés. Ces 3 poissons avaient
environ la même longueur, soit 24 pouces. C’est la seule mesure qui a pu être
prise pour l’instant étant donné la nécessité de retourner les poissons
à l’eau rapidement.
Au cours
de ces mêmes sorties, des efforts supplémentaires ont été nécessaires
afin de quantifier et compiler les données relatives aux dorés qui ont été
pêchés. À la fin de l’été, c’est environ 5 000 dorés qui ont été
sortis de l’eau. Ceux-ci avaient un poids variant de 1½ à 7 livres et une
longueur de 16 à 26 pouces. Des spécimens plus gros et plus petits ont été
pêchés et remis à l’eau au cours des opérations afin de permettre un
renouvellement plus facile de la population (les plus gros étant de bons
reproducteurs et les plus petits n’ont pas atteint leur plein potentiel)
Environs 20 doré entre 7 et 8.4 livres ont été remis à l’eau.
Orientation des opérations de recherches pour l’été 2008
La marina
d’attache pour le départ des sorties de pêches bateau sera déménagée au
cours de l’hiver de Saint-Romuald à Saint-Michel-de-Bellechasse. À partir
de cet endroit, il sera plus facile de se rendre au territoire où se situe la
« bataille » des espèces pour le territoire, à la pointe nord de
l’Île d’Orléans. Suivant ce déplacement, on prévoit que les prises de
bar rayé seront plus nombreuses que celles de la saison 2007.
L’obtention
du permis spécial de pêche du bar rayé par le MRNFQ devrait également
permettre de faciliter l’analyse des populations de bar rayé et surtout,
l’analyse de leur système digestif afin de vérifier s’il y a présence
ou non de chair de doré dans leur estomac. Ce permis devrait permettre une
meilleure prise de données sur les bars rayé qui seront pêché.
Actuellement, seule des données approximatives peuvent être prises puisque
le poisson doit être rapidement remis à l’eau.
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