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Début
du projet : |
Avril
2007 |
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Date
de fin : |
Octobre
2017 |
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Personne-ressource : |
Sébastien
Lord |
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Pourcentage
d’avancement des travaux : |
10
% |
Les
recherches qui sont effectuées visent à atteindre les avancements suivants:
§
Caractérisation
et quantification des relations qui existent entre le bar rayé et le doré dans
le fleuve Saint-Laurent; impact sur la disponibilité de la nourriture, évolution
de la croissance de chacune des espèces et évolution de la territorialité de
chacune des espèces. Les données recueillies au fil des saisons permettront de
réorienter les hypothèses et de découvrir de nouveaux éléments, toujours en
relation avec la population de dorés.
La
collecte de données à la fin de la saison 2008 présente les résultats
suivants:
§
Sur les 71
sorties effectuées durant l’été, 2 bars rayés de 10 à 24 pouces ont été
pêchés, tous les deux la même journée, près de l’île Madame (25
juillet). Cependant, plusieurs bars rayé ont été observés lors de cette
journée.
§
La population
de dorés pêchés se caractérise comme suit (Note : étant donné le
grand nombre de spécimens, une moyenne seulement a été établie lors de
chacune des sorties). Les 71 sorties ont permis de pêcher environ
1 800 dorés, soit 25 poissons en moyenne. Il s’agit des poissons gardés
hors de l’eau. Leur poids variait de 1½ à 7 livres et leur longueur de 12 à
24 pouces.
§
Un nouveau
facteur semble pointer et pourrait venir influencer le comportement des deux espèces
(bar rayé et doré), il s’agit de la présence de gobie à tâches noires
dans la quasi-totalité des estomacs de doré qui ont été analysés lors des
éviscérations, soit environ 152. Selon les informations du MRNFQ, le gobie
serait une espèce nuisible venue d’Europe dans des ballastes de
porte-conteneurs, mais, force est de constater que celui-ci
aurait des prédateurs naturels dans le fleuve.
Suivant ces données
on a conclut que :
§
Le bar rayé
semble être un poisson qui se tient en banc. Lors de la pêche des deux spécimens,
plusieurs autres individus ont pu être observés en surface. Alors que le doré
semble figé lorsque l’un d’eux est pêché, les autres bars rayé se sont
approchés de celui qui était pêché. Cette observation sera prise en compte
lors des analyses, ce qui pourrait entraîner un déplacement important de
certains bancs, plutôt que quelques individus.
§
L’endroit où
les bars ont été pêchés est très différent de celui traditionnellement
occupé par le doré. Alors que ce dernier privilégie les fonds plus rocheux,
le bar semble se tenir dans des endroits peu profonds à fond sablonneux. Les
prises faites en 2007 et 2008 semblent privilégiés cette avenue.
§
La présence de
gobie dans la totalité des échantillons de doré amène une modification des
hypothèses émises en 2007 relativement aux sources de nourriture disponibles
dans le fleuve. Si les sources sont maintenant séparées, que le bar rayé
continue de s’alimenter principalement d’éperlan et que le doré se nourrit
de gobie, la compétition entre les deux pourrait être moindre que prévue. Ces
conclusions seront prises en compte lors de l’établissement des corrélations.
Orientation de
recherche pour l’été 2008 (novembre 2007 à avril 2008)
Les
conclusions de l’été 2007 n’ont pas permis d’identifier clairement les
paramètres qui permettront de recentrer les recherches du comportement du bar
rayé. Un obstacle supplémentaire s’est dressé relativement à l’analyse
plus poussée de l’alimentation et de la possible compétition entre le bar
rayé et le doré, le permis spécial de pêche spécial du MRNFQ n’a pu être
délivré à temps pour la saison 2008. La collecte de donnée du bar rayé
devra de nouveau se limiter à des observations physiologiques sommaires s’ils
sont pêchés et aux relevés géographique de leurs emplacements.
La
zone de collecte de données sera centralisée pour la période de 2008 à un
rayon de 3 miles autour de Saint-Michel-de-Bellechasse, port d’attache d’Excursions
Chasse-Pêche. La zone sera principalement entre l’Île d’Orléans et l’Isle-aux-Grues.
Cette région avait identifiée à la fin de la saison 2007 comme étant un site
prometteur pour l’observation des interactions entre ces deux espèces.
Déroulement des
opérations de recherches (mai à octobre 2008)
Dès
le début de la saison, le facteur météo entre en ligne de compte comme étant
un important obstacle à la collecte de données. Au total, 34 sorties ont été
annulées en cours de saison, ce qui n’a laissé que 71 sorties pour effectuer
de la collecte de donnée.
Parmi
ces sorties, une seule à permis de pêcher des spécimens de bar rayé. Les
observations faites à ce moment ont cependant permis d’accroître les
connaissances sur l’animal. Lors de la pris d’un spécimen, on a pu observer
directement dans l’eau la présence d’autres bar rayé et que ceux-ci avait
un comportement agité, contrairement au doré qui demeure plus passif lorsque
le banc est perturbé. Cette observation pourrait signifier que le bar rayé
serait plus propice à agir en groupe, soit pour se nourrir ou soit pour se déplacer.
Les
analyses sur les spécimens de doré ont permis d’émettre une nouvelle hypothèse
sur la nourriture des deux espèces. La littérature révélait que les deux espèces
auraient tendances à vouloir se nourrir des mêmes espèces (éperlan, alose et
caplan), or la totalité des estomacs de dorés échantillonnés en cours de
saison, environ 152, avait des restes de gobies dans leur estomac. Ce poisson étranger,
catégorisé comme espèce nuisible par le MRNFQ, se serait intégré à l’intérieur
de la chaîne alimentaire. Nous ne savons pas si le gobie fait une migration
contrairement aux autre espèces donc il serait toujours dans le fleuve comme
sources de nourriture. L’absence du permis spécial empêche toutefois
d’effectuer un comparatif avec les sources de nourritures du bar rayé, à
savoir si lui aussi à intégrer le gobie dans son alimentation.
Analyse sommaire
de l’été 2008
L’aspect
météo de l’été 2008 a possiblement eu un impact sur le peu de spécimen de
bar rayé pêché au courant de la saison. Cette région du fleuve avait été
identifiée en 2007 comme étant un site important à cause des eaux saumâtres
qui baigne la région. Or, l’abondance de pluie durant l’été 2008 a gonflé
les rivières du bassin hydrographique du Saint-Laurent et du même coup
augmenter la proportion d’eau douce et a probablement fait reculer les eaux
saumâtres au-delà de l’Isle-aux-Grues. puisque plusieurs spécimens de bar
rayé ont été pêchés et observés par des amateurs au quai de
Saint-Jean-Port-Joli.
Un
point commun semble se détacher des prises de bar rayé qui ont été faites en
2007 et 2008, tous ces endroits avaient un fond de type sablonneux. Cet élément,
combiné avec les faits historiques du bar rayé, où une des raisons de sa
disparition du Fleuve serait due aux opérations de dragage du fleuve qui ont
fait remonter plusieurs roches et sédiments sur le sable. On ignore à ce
moment-ci si le fonds sablonneux est nécessaire au bar rayé pour sa
reproduction ou son alimentation. Cet élément pourrait ralentir sa progression
dans le sud puisqu'il existe peu d'environnement
sablonneux au sud de l'île d'Orléans Le doré préférant quant à lui
des fonds de rivières de type rocheux, le choc entre les deux espèces pourrait
être moins grand que prévu. Une attention sera portée à cet élément lors
des analyses futures.
À
la suite des données prises cette année, la même région sera visitée au
cours de l’été 2009 afin d’accroître les connaissances et possiblement éclairer
les résultats obtenus en 2007 et 2008.
La
collecte de données a été influencée de manière importante par la météo
de 2008 ou près de 34 sorties ont dû être annulées pour cause de mauvais
temps.
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